JOHANNESBURG - La Cour constitutionnelle sud-africaine a rejeté vendredi l'appel d'un "rasta" visant à la dépénalisation de la consommation de cannabis pour les Rastafaris au nom de la liberté de pratique religieuse.
Le président de la Cour, Arthur Chaskalson, a indiqué que cette instance avait rejeté, par cinq voix contre quatre, la demande faite par Gareth Prince, de faire usage librement de la drogue. Gareth avait déposé son appel fin 2000 contre deux lois sur l'usage des stupéfiants. Avocat de formation, il avait engagé cette procédure après que le barreau du Cap eut refusé de l'admettre en son sein, en raison d'anciennes condamnations pour consommation de cannabis, et sa détermination affichée à continuer d'en consommer.
M. Chaskalson a indiqué que la majorité des juges avaient estimé que l'autorisation de l'usage de la drogue pour les rastas, même conditionnellement, aurait rendu difficile l'application de la loi dans les autres secteurs de la société.
Mouvement religieux, politique et culturel originellement issu de Jamaïque à partir d'une réinterprétation de la Bible, le Rastafarisme considère le cannabis comme un élément essentiel de pratique religieuse pour "se fondre avec le Créateur".